14 septembre 2007
NYC et ses quartiers : des Italiens, des Chinois...et même Friends !
Quoi de mieux que de terminer ces billets sur New York avec la visite de ces quartiers si extraordinaires que sont Chinatown, Little Italy ou encore Greenwich Village ?
Dans ces lieux si exotiques, calmes, mignons... la ville disparaît... et laisse place à des images venues parfois d'ailleurs.
Comment ça "qu'est-ce que ça veut dire ?"... mais j'en sais rien moi !
Depuis toute petite j'ai une sorte d'appréhension quand je pense aux pays loin là-bas, vers le Soleil Levant... cette "peur" me vient très certainement des James Bond où dès qu'un chinois passait, on pouvait être sûr qu'il était méchant. Alors quand j'ai fait mes premiers pas dans Chinatown, je n'étais pas très tranquille. A l'affût de la moindre mitraillette cachée dans un bambou géant, je vérifiais régulièrement dans mon dos qu'aucun scorpion n'était accroché à ma robe... on ne sait jamais...
moules séchées
pieuvres (ou trucs qui y ressemblent...) séchées
En réalité, à part la commerçante d'un magasin qui m'a clairement fait comprendre (sous-entendu pas avec un sourire Email Diamant...) qu'elle ne souhaitait pas que je prenne de photos de son étal, il ne m'est rien arrivé de bien grave ;o)
Noix de coco (merci Muriel !)
Plaisanterie mise à part, s'il n'y avait pas les taxis jaunes qui nous rappellent que l'on est à NY, on pourrait vraiment se croire "ailleurs". Chinatown a son odeur, ses bruits, ses passants... c'est un monde à part. En plein milieu de Manhattan... et pourtant...
Canards séchés
Ailerons de requin !!
Un petit massage de pieds ?
Si vous ne savez pas faire, prenez des cours ;o)

Mais... pourquoi faire un billet mélangeant Chinatown et Little Italy ? Deux mondes si différents qui n'ont, a priori, rien à faire ensemble !
Sauf que... géographiquement... ils se touchent. Et oui, le globe terrestre se réduit à deux-trois rues à New York. Au point même que, aussi dommage cela soit-il, Chinatown dévore peu à peu le quartier italien qui se réduit finalement à une seule rue : Mulberry Street.
Little Italy c'est la "Rue de la Huchette" à l'américaine... Comme à Paris, dans cette minuscule rue piétonne où les restorateurs grecs viennent vous chercher pour vous proposer leurs menus, les Italiens (et il n'y a pas à dire, ce sont de vrais Italiens ! Beaux... bruns... parlant avec les mains... Rrrrrr... ;o) vous alpaguent et font tout pour vous retenir dans leur resto qui, évidemment, est le meilleur de la rue !
Mais c'est aussi un quartier qui perd beaucoup de ses attraits quand il pleut... Et la première visite que nous fîmes du quartier, sous une pluie fine, légère et franchement ch*****, ne fut pas aussi gaie que la seconde !
Oui oui, c'est la même rue !
Pour se remettre de nos émotions, un bon petit gâteau "Grand'ma" au citron accompagné de Cappuccinos... à l'eau... (oui bon là, je suis obligée d'admettre que la réputation du café américain est toujours d'actualité...)
Mais revenons à la journée "Soleil" pendant laquelle nous avons visité Little Italy pour la seconde fois. Pour déjeuner nous nous sommes assis un peu au hasard... et avons découvert après coup que nous avions choisi l'un des "grands" cafés de Mulberry Street : Le Napoli !
Et nous y avons dégusté de fabuleux plats de Pâtes !!!
Célébrissimes Fettucines Alfredo
(dont je recherche désespérement la recette... celles que je trouve ne correspondent jamais au goût que j'ai connu outre-atlantique.)
Pâtes aux fruits de mers et Homard
Escalope de veau bolognaise

Nous quittons maintenant Little Italy et terminons en beauté.
En toute subjectivité, le quartier de Greenwich (prononcez grinitch) est absolument fabuleux. Oui oui. Fa-bu-leux !!
On se retrouve dans un petit village calme, silencieux, où l'on verrait sans s'étonner les enfants jouer au ballon dans la rue... C'est beau, un vrai petit bijou !
Au détour d'une rue, un petit théâtre
Quand nous avons visité ces lieux, les premiers rayons de soleil de notre voyage pointaient le bout de leur nez... cela a certainement aidé à ajouter un peu de magie à notre promenade !
L'entrée de la cour intérieure d'immeubles... et la cour intérieure en question !
La marche... ça creuse !
Délicieux brownie fondant au chocolat et tartelette aux fraises
Et Friends dans tout ça ???
Les fans reconnaîtront tout de suite ça :
Ce petit "arc de triomphe" à l'américaine est "the" monument du Washington Square, toujours à Greenwich, où vivent les personnages de la série.
L'entrée de ce square est impressionnante... je parlais plus haut de mes peurs nées de l'enfance vis-à-vis des "atmosphères asiatico-james-bondesques"... Me voilà maintenant plongée dans un ambiance à la Ennemi d'Etat, ou n'importe quel autre film mêlant mafia, fbi et cia...
C'est vrai quoi !!! de grands molosses à la mine renfrognée qui parient de l'argent (sous le manteau) en jouant aux échecs ou aux cartes...

Bon, les molosses mis à part, ça reste Greenwich Village. Les familles, les pique-niqueurs, les chiens (tous gardés dans un coin spécifique du square par un ou deux dog-sitters !)... tout est là pour nous faire oublier que l'on aperçoit au loin l'Empire State Building et nous permettre d'apprécier pleinement l'ambiance si agréable.
Quand la nuit tombe, le quartier s'anime, se rajeunit, et offre de nombreuses terrasses de pubs et petits resto très sympas !
Si si, j'ai bien dit "sympas" !!
Et pour terminer cette rétrospective spéciale New York City, une dernière photo, culinaire à souhait. Mais attention, il faut respecter cette photo, l'honorer, l'aimer. Elle représente tout ce qui, pour moi, rend les Amériques si merveilleuses. Sans ce qu'il y a sur cette photo, l'Amérique ne serait pas ce qu'elle est pour moi. Vraiment. Je crois même que si je devais définir mon "American Dream" à moi, cette photo serait parfaite !
Il faudrait vraiment qu'un cataclysme digne du Bing Bang survienne pour que j'abandonne mon Cheeseburger with bacon and american cheese !!

"On se refait pas !!"
Moi.
12 septembre 2007
NYC : suer dans les rues, ou quand l'anagramme devient un sport...
Oui bon, j'avoue que mon titre il se la raconte légèrement genre : "ça y est, elle fait des études de lettres et se permet des jeux de mots pourris". Bah oui, qu'est-ce que vous voulez, on change pas une Guess What comme ça !
Mais il faut bien le dire, pour que chaque innocent qui pour la première fois foule le sol américain soit prévenu : New York, c'est grand !
Il est vrai que ça ne monte pas. Pas de descente non plus. Ce qui, nous sommes d'accord, paraît logique au vu de la première phrase ici énoncée.
Mais c'est une ville immense et les tranports coûtent cher. Comme à Paris d'ailleurs, sauf pour les abonnés réguliers qui crânent avec leur carte pass'partout (moi je crâne pas : elle est sensée fonctionner à travers le cuir de nos sacs à main mais moi je n'ai jamais réussi : il faut toujours, une fois arrivée devant le tourniquet en espérant que ça marche, que j'ouvre mon sac, cherche la carte en m'énervant, et Cling, ça y est après cinq minutes de lutte acharnée avec la fermeture éclair coincée par la doublure déchirée de mon vieux sac... pfff...vous imaginerez aisément les sourires et encouragements amicaux des usagers parisiens derrière moi).
Je parle, je parle... mais et NY dans tout ça ?
Les trois photos précédentes ainsi que la suivante viennent du quartier de Rockefeller Center, avec la Cathédrale St Patrick et les fesses du colosse de Jsaispasoù.
J'avais très envie d'arpenter les rues de NY pour y trouver toutes ces choses qui font rêver au cinéma et qui rendent l'Amérique si... américaine ! Quoiqu'on dise, ce pays représente forcément un mythe. L'imaginaire que l'on s'est forgé autour de cette contrée lointaine, que ce soit avec les premiers colons qui ont eu le courage de dépasser les Rocheuses, avec John Wayne ou Bruce Willis, on est forcément imprégné de cette idée que là-bas, tout est possible.
Il n'y a qu'à lever les yeux vers l'Empire State Building, de nuit comme de jour, pour se rendre compte de la grandeur des lieux. Comment alors ne pas rêver à un destin fabuleux ? Où le bonheur côtoierait les bons petits plats ??
C'est gigantesque, vertigineux, envoûtant, ensorcellant... Le bruit est étourdissant et ne cesse jamais. Les taxis jettent des flashs de couleurs sur les avenues d'une longueur hallucinante et les voitures avec chauffeur klaxonnent à la moindre contrariété.
On se plaît à s'imaginer propriétaire d'un appartement sur Central Park, ou de l'un de ces hôtels particuliers sur les petites rues qui lui sont perpendiculaires : c'est le chien qui serait content d'un parc de jeu aussi grand !
Et de temps à autres, NY devient cette petite ville bien agréable. Seul un brouhaha permanent nous rappelle où nous sommes...
Je réalise que je ne vous ai pas encore montré mon hôtel là-bas... rien de bien particulier dans ce haut-lieu de la vie touristique... Bien sûr, il faut aimer les couleurs affreuses et déprimantes au possible, sinon on passe un mauvais séjour...
C'est le lot quotidien de la plupart des New-Yorkais : la vue depuis la fenêtre n'était pas franchement jouasse non plus !
Parce que New York, tout aussi merveilleuse que soit cette ville, ça n'est pas que luxe, paillettes et voluptés...
C'est aussi une multitude d'immeubles en ruines, en plein milieu de Broadway, entre deux buildings de sociétés multimilliardaires....
"Tout est possible", oui. Mais seulement pour une certaine élite, un petit nombre d'élus. Et réduire l'Amérique à ce seul "American dream", sans ouvrir les yeux sur tous ceux, et ils sont majoritaires, qui ne vivent pas dans un rêve, ce n'est pas objectif.
De la poudre aux yeux, des étoiles plein les mirettes, on en a !! Mais il suffit de discuter deux minutes avec cette employée de l'aéroport de JFK qui a toute sa famille en Jamaïque mais ne peut la rejoindre car elle manque d'argent pour prendre l'avion (paradoxal pour une femme qui travaille en un tel lieu !), ou de bien regarder ces gens qui servent dans les fastfoods, d'observer le nombre incroyable de vendeurs de contrefaçons dans les rues... ou tout simplement de compter le nombre d'immeubles désafectés où semblent vivre quelques familles...
Boutiques de perles en tout genre, tenues uniquement par des familles chinoises
Je ne souhaite ni faire la liste de tous les maux de l'Amérique (je manquerais de place et ce n'est pas le propos de ce billet), ni pourrir l'ambiance... mais il fallait que ce soit dit.
Retournons donc côté "tout est bien au pays des cowboys bisounours" et admirons Time Square, cet immense quartier des spectacles, où les néons vous feraient presque oublier qu'il fait nuit !
La nuit, à NY, c'est le temps des sorties. Et on le remarque tout simplement en regardant les voitures dans les rues : seulement des taxis ou des limousines !! (presque) rien d'autre !
Et de jour, l'endroit redevient un simple carrefour, étourdissant...
Allez, prenons le métro...
...et partons voir le Lincoln Center... qu'y a-t-il à visiter ? Rien ! C'est juste un pélerinage (sur un lieu où je n'étais jamais allée, comprenne qui pourra !), une envie irrépressible de découvrir le Met Opera de NY et surtout de farfouiller dans la caverne d'Ali Baba de la boutique des lieux pour y trouver de petits chefs d'oeuvres (dvd et cd) inexistants en France et pas chers !
Et pour terminer comme une Guess What qui se respecte (même si finalement, Châtelet et ses boutiques pas chères c'est bien plus sympa...), un petit arrêt devant :
Et comme dirait Mme du Deffant, même si cela n'a aucun rapport :
"Je ne crois pas aux fantômes mais j'en ai peur".
07 septembre 2007
New York... de la mer... et du ciel !
La crâneuse que je suis vous affirmerait avec fierté (et orgueil) que seule la marche permet de connaître une ville de fond en comble, d'en sentir l'ambiance, d'en découvrir la culture, et bla et bla et bla bla bla...
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Certes. Mais de temps en temps, se laisser guider un peu, confortablement assise au soleil, les joues légèrement caressées par un vent marin doux et frais, les cheveux dansants dans la bise de la baie de New York : quel plaisir !!
Direction le Pier 83, embarcadère de rêve pour un tour complet de l'île de Manhattan...
Ellis Island
Pas besoin de vous la présenter celle-là ;o)
Les touristes n'ont plus le droit de monter jusqu'à son flambeau...
Petite, j'avais entrevu un extrait de l'un des premiers grands films hollywoodiens d'Alfred Hitchcock : La Cinquième Colonne. A la fin de celui-ci, le gentil et le méchant se poursuivent jusque tout en haut de la statue, et les plans réalisés sont tellement exagérés du point de vue de la profondeur que je m'imaginais que cette statue était monstrueusement gigantesque !! La toute première fois que je l'ai vue en vrai... j'ai été déçue ;o)
Manhattan, avec un immense vide
Ground Zero se trouve derrière cette zone. L'endroit n'est plus accessible car en travaux.
Mes souvenirs un peu vagues et la vitesse avec laquelle le guide américain parlait ne me permettent pas de dire avec certitude ce qu'est cette bâtisse. J'hésite entre la prison et le centre de loisirs pour enfants...
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Pont de Brooklyn
Les Nations Unies et le Chrysler Building derrière.
Des mouettes américaines. Je laisse à Patrick le soin de nous expliquer en quoi elles diffèrent des Européennes ;o)
(on pourrait appeler ça le jeu de la patate chaude...)
Le château de *******
(je n'en ai aucune idée... mais comme pour les Cloîtres, cela fait "décalé" de croiser un château en plein New York !)
En parlant de Cloîtres !

Mais le grand air, ça creuse ! Et pour prouver aux yeux du monde entier, que dis-je, de l'univers intergalactique, que Non non !! les Américains savent manger sainement !!!
voilà la preuve :
Simplissimes brochettes de poulet très tendre, aux herbes, avec une jolie salade verte.
Célèbre Ceasar Salad (ici pour la recette), version crevettes géantes

Par les airs, par les airs, est-ce qu'elle a une gueule par les airs ?
L'Empire State Building.
Où King Kong grimpa, tel un singe géant (ce qu'il était, ça tombe bien).
Et où Cary Grant et Déborah Kerr loupaient lamentablement leur rencart tant attendu ! Six mois ma bonne dame !!
(Cary Grand est tout à gauche. Ha ha ha !)
Il y a plus de 80 étages à monter et l'ascenseur va tellement vite que l'écran qui montre les étages dépassés fonctionne de 10 en 10 !
Le Chrysler à gauche et à droite, tout petit, l'ONU.
J'adore tous les châteaux d'eau sur les toits, peu visibles sur la photo, mais tellement typiques !
(C'est comme le Port Salut ;o)
Outre l'immeuble aux dix milliards de photos au fond, la terrasse au premier plan me paraît bien agréable !
Sud de Manhattan, on voit en tout petit la Statue de la Liberté !
Au revoir le ciel de New York !
et à très vite rues, quartiers, "ambiance" !!

"L'homme qui veut déplacer les montagnes, commence par enlever les petites pierres."
Proverbe chinois
05 septembre 2007
New York City... "I'm singing in the rain"
Gene Kelly aurait été dans son élément... tant il pleuvait... et pleuvait...
Notre séjour à NYC a duré six jours, et la première moitié nous eûmes le privilège de découvrir la ville sous la pluie ! Ce n'est pas donné à tout le monde, la plupart des touristes ne visitant NY que sous un soleil de plomb... les pauvres. Nous avons donc bien profité de la chance qui sonnait à notre porte et partions joyeusement au matin, K-Way, bottes et parapluie en main !
Mais évidemment, même si le sourire illuminait nos visages, même si les étincelles pétillaient dans nos regards émerveillés, même si la pluie faisait frisotter les jolis petits cheveux de bébé qui parsèment nos fronts, il fallait bien "faire avec" et trouver le moyen de ne rien manquer de NY, tout en évitant de se faire tremper... surtout qu'en ce qui me concerne, le rhume du départ avait laissé des traces !
Alors quoi de mieux que les musées ?
Mon papa, ma maman et moi même, aimons visiter les musées. On dit souvent que pour mieux connaître un pays, il suffit de visiter ses marchés, déguster ses spécialités ou encore entrer dans un supermarché. La découverte des musées permet elle aussi d'en savoir un peu plus : les goûts, les cultures, etc.
Le Guggenheim a cet avantage (qui est aussi un inconvénient parce qu'à la longue on s'ennuierait presque ;o) de
présenter beaucoup d'oeuvres contemporaines d'artistes américains : on sait donc maintenant qu'ils sont tout aussi fêlés que les Européens, les Russes, etc. !! On trouve en effet de "Oeuvres d'art" comme une planche de bois peinte en vert et posée contre un mur, une vidéo d'avions dans les airs... ahem...
Mais il y a tout de même deux salles absolument incroyables avec des toiles magnifiques : Kandinsky, Picasso, Braque...
Après le Guggenheim, nous nous sommes régalés à la Frick Collection, un musée qui ne paie pas de mine, moins connu que les autres et pourtant étonnament riche !
(photo du site)
Je n'ai pas de photo pour celui-ci... comment dire... c'était un peu comme si Noé, sur son Arche, attendait patiemment que nous, pauvres petits touristes, soyons trempés jusqu'aux os ! Et comme je ne voulais pas que l'appareil photo joue à "Bali Balo sont dans un bâteau", j'ai préféré le laisser au sec (si on peut parler de sec...) !
Mais s'il est un musée à ne pas manquer à NY, c'est bien la Frick !!! Un certain monsieur Frick, né au XIXe siècle, s'est pris d'amour pour la peinture européenne du XVIIIe siècle, ponctuant même sa collection de toiles de Monet, Degas, et autres XIXèmistes éminents. Il est surprenant de se trouver un instant dans une rue new-yorkaise où passent une centaine de taxis à la seconde et, la seconde suivante, de découvrir des Fragonard, des Turner, bref, des chefs-d'oeuvres !
Même mon chouchou, Mister Chardin himself, était là !!
La photo au-dessus représente THE musée new yorkais à ne râter sous aucun prétexte : qu'il pleuve, vente, neige, fasse méga beau, méga chaud, ou autre : il faut y aller !
Il s'agit du célèbre MOMA :
C'est le magnifique Balzac de Rodin qui trône dans le grand hall d'entrée... là encore, il y a un nombre impressionnant d'oeuvres modernes, peintures et sculptures. Impossible d'en faire la liste, mais elle se trouve sur le site du musée qui, comme tous les autres, met en ligne des photos de ses collections.
Mon coup de coeur, évidemment, fut pour la salle dédiée à Matisse...
Découvrir, en vrai, pour la première fois, des oeuvres que je connais depuis si longtemps par écran d'ordinateur interposé, fut un très grand plaisir...
Après le MoMa et la Frick collection, je vous emmène au MET : le Metropolitan museum de NYC.
Pendant notre séjour, il fut le dernier musée que nous avons visité. La section peintures européennes du XIXème siècle était fermée... et celle des siècles précédents légèrement décevante...
Poussin, L'Enlèvement des Sabines
Pour terminer cette session musées en beauté, voilà les Cloîtres de New York...
Avant même que Christophe Colomb ne découvre l'Amérique, des moines franciscains avaient débarqué un jour froid et gris de 1213... Embarqués sur un radeau sommaire, ils avaient décidé de partir, eux aussi, chercher le Graal. Seulement, pas de pot, ils tombèrent nez-à-nez avec les autochtones new yorkais qui, à l'époque, portaient plumes, carcans et jupettes multicolores...
Imaginez leur stupeur !! ![]()
Mais les moines étaient généreux et ouverts à toute amitié. Ils offrirent donc de partager un bon cassoulet avec leurs nouveaux voisins, et construisirent un cloître rien que pour eux, sur une hauteur non loin de ce qui deviendra quelques centaines d'années plus tard, le Nord de Manhattan : Harlem.
Bien sûr, j'ai raconté absolument n'importe quoi.

Pour de vrai, ce sont des Américains qui, par amour pour l'art et l'architecture du Moyen Âge, ont construit un cloître correspondant aux cloîtres européens. C'est beaucoup au passé moyennâgeux français que l'on doit les oeuvres exposées dans ce musée original et magnifiquement construit.
On trouve par exemple une reconstruction du cloître de Saint Guilhem le Désert !!
(Image du site)
Il est très étrange, après s'être soudainement trouvés dans un hôtel particulier du XIXe entourés de peintures européennes du XVIIe à la Frick Collection, d'être transportés au travers des siècles, revenant en un temps lointain qui nourrit si fortement notre imaginaire.
Et il est d'autant plus bizarre de se savoir à NYC et de découvrir autour de soi une nature verdoyante, calme, relaxante... admirant les célèbres ponts reliant Manhattan au reste de la ville :

Mais New york, ça n'est évidemment pas que des musées...
... à suivre ;o)
"All animals are created equal, but some animals are more equal than others."
George Orwell
03 août 2007
Châteaux de la Loire : partie VI, le meilleur pour la fin !
Je n'ai absolument pas respecté d'ordre dans ma présentation des châteaux... Mais comme toujours, j'ai gardé le meilleur pour la fin (comme à table : on garde le fromage gratiné sur le bord de l'assiette et on le déguste amoureusement une fois l'assiette terminée !).
Il me reste donc deux châteaux à vous présenter. Entre chaque, je vous montrerai quelques photos de la Foire à L'ail de Tours !
Château de Saché
A dire vingt fois de suite très vite ;o)
Voilà de quoi faire la référence littéraire qu'Ellie attendait... Car ce si joli château fut fréquemment visité par Sieur Balzac !
M. de Margonne, qui y vivait, fut un ami très proche de la maman de l'écrivain... proche au point d'être "suspecté" d'être la père du frère d'Honoré !!
Outre le témoignage d'un passé littéraire important, ce petit château est un véritable havre de paix. Quel bonheur que ce grand jardin très vert, ombragé, calme...
Lorsque j'ai visité la maison de Balzac, à Paris, les lieux me firent une forte impression. Il est très étrange d'entrer "chez" quelqu'un, de lire ses manuscrits, d'observer sur sa table de travail les nombreuses éraflures provoquées par le frottement de sa plume. Comme si l'âme de l'écrivain "vivait" encore entre ses murs.
Alors imaginez mes sensations quand, entrant dans la chambre de Balzac, je sentis une atmosphère tout différente : bien plus sereine et douce !
Cette chambre, orientée plein est, ne donne qu'une seule envie : voir renaître le Maître de la Comédie Humaine afin qu'il écrive, encore et encore, assis à son bureau et sirotant un café très noir.
Je ne sairais dire si c'est le château lui-même ou son jardin qui m'a le plus plu. C'est un tout je pense ! Et la pensée d'un monstre de la littérature se promenant dans les allées a dû aider !!
C'est à Saché que Balzac écrivit Le Père Goriot, La Recherche de l'absolu... et une partie du Lys dans la vallée. Le manoir de Vonnes, à quelques kilomètres de là, a servi de modèle au château de l'héroïne, Mme de Mortsauf (Henriette pour les intimes) :
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Foire à l'ail et au basilic, Tours
Tous les aulx possibles et imaginables ! Des échalotes, des oignons...
Mais aussi : du basilic à foison !!
et des pains d'épice géants !
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Alors que vient maintenant, MON château de princesse, MON château rien qu'à moi (et un peu à LaSieste, mais rien qu'un tout petit peu !)
Chaumont
Là encore, l'Histoire apporte son lot d'histoires... Bizarrement, par exemple, c'est pour priver Diane de Poitiers de son très cher château de Chenonceau, que Catherine de Médicis l'obligea à demeurer à Chaumont !
Mais l'Histoire, je ne la connaissais pas en découvrant ces lieux magiques. Pas la peine ! Les murs parlent d'eux mêmes !!
Je n'ai pas eu le temps de visiter les jardins de Chaumont, pourtant très célèbres eux aussi. Mais ma ballade à l'intérieur me plongea vraiment parmi ces rois et reines un peu fous (si si, je persiste et signe, ils devaient tous avoir un grain !) mais très au fait de la mode déco !!
Carrelage magnifique
Je ne me lasse pas de ces tours légèrement bombées, arrondies. On croirait voir le château au travers un rêve qui déformerait ses lignes droites ! C'est féérique, non ?
Au revoir les châteaux de la Loire ! Et surtout, à bientôt !!
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" Savoir n'est pas savoir, si personne d'autre ne sait ce que l'on sait."
Caius Lucilus
02 août 2007
Châteaux de la Loire : partie V
Plus qu'une étape avant la fin... mais quelle étape !
Quand nous avons visité le premier château de notre parcours, Chambord, je suis littéralement tombée sous le charme de cette immense bâtisse. La petite Guess What qui sommeille en moi s'est soudainement réveillée et s'est plue à s'imaginer enfant, courant dans les couloirs sinueux, véritables dédales, échaffaudant des plans pour assaillir le camp ennemi formé par un copain croisé au hasard de la visite... bref, je suis retombée en enfance et ai adoré ce sentiment ! Alors à peine la visite fut-elle terminée que je déclarai tout de go que c'était ce château-là, et pas un autre, que j'aimais le plus !!
Mais je n'avais pas encore vu...
... Azay le Rideau
Rien à voir avec Chambord... nous voici face à un château d'une élégance et d'une finesse rares. Les jeux de reflet dans l'eau sont d'une beauté incroyable ! On ne peut pas comparer ces deux édifices, tant ils sont différents. Mais la poésie qui se dégage des lieux (je vais pourtant vous prouver que les lieux n'ont rien de poétiques ;o) associée au calme que créent le parc très vert et l'eau dormante, sont des atouts fantastiques.
La petite histoire, un peu gore et tout à fait inappropriée dans un lieu si féérique, c'est celle de Charles VII. Alors qu'il passait innocemment par là (il était Dauphin à l'époque), le pauvre Charles est insulté, conspué, hué, par toute la garnison bourguignonne qui occupait le château...
La réponse est violente et immédiate : ils seront tous (soit entre 350 et 400 soldats selon les sources) exécutés ! et la place forte et brûlée. Ce qui vaudra au château de s'appeler pour un temps : Azay-le-brûlé !!!
J'ai l'oeil un peu déformé par mon travail de mémoire de cette année passée... et en suivant le chemin qui contourne le château, je me suis suprise à trouver en ces lieux des images dignes d'un tableau de Monet !
Le bassin aux nymphéas, Harmonie Verte
Nymphéas
L'intérieur du château est très chouette à parcourir. Il mêle le romantisme de l'atmosphère à une architecture et un ameublement plus ancien, typique Renaissance (avec peut-être des mélanges de périodes que je ne reconnais pas). Bref, il est féérique !
On retrouve la Salamandre de François Ier sur la cheminée !
" Celui qui marche droit trouve toujours la route assez large."
Proverbe breton
01 août 2007
Châteaux de la Loire : partie IV
Encore et toujours des châteaux... j'aurais pu ne faire qu'un seul message pour tout résumer mais le choix des photos se serait avéré trop difficile ! Alors on y retourne !
Amboise
Je suis un peu étrange... je n'aime pas trop lire les Guides touristiques avant d'être sur place, comme s'ils allaient me gâcher le plaisir. Mais le jour même, j'adore feuilleter ces bouquins pour me préparer à ce que je vais voir et connaître les personnalités concernées, les événements associés, etc.
En arrivant à Amboise, je m'aperçus avec stupéfaction (si si, avec stupéfaction) que je n'en avais pas lu l'histoire. Je n'avais donc aucune idée de qui y avait vécu, comment, pourquoi, etc. Mon petit doigt me soufflait que très probablement Mister François Ier ne devait pas être étranger à l'affaire... Je connaissais l'existence du Clos-Lucé où François Ier fit loger Léonard de Vinci.
Mais ce que j'ignorais, et qui eut le don de m'émouvoir un chouyia, c'est que Léonard de Vinci est enterré dans la chapelle de ce "petit" château ! "Petit", car en grande majorité détruit et ce, surtout pour permettre à son dernier propriétaire (un pote de Napoléon) de faire des économies !
L'anecdote célèbre sur Amboise (avec versions diverses et variées mais toujours la même fin) :
" Comment que le roi il a mouru sur un coup de tête " :
Charles VIII (alors habitant du château) assistait à un tournoi de jeu de paume non loin des fossés du château. Trouvant le spectacle amusant, il partit chercher sa femme, Anne de Bretagne. En chemin il rencontre... la rirette la rirette, en chemin il rencontre : un plafond un peu trop bas !!! Il se cogne violemment la tête mais se relève, presque sans douleur et passe le reste de la journée comme si de rien n'était. Il mourra quelques heures plus tard, en tombant raide mort à terre... Au choix : 1. il meurt pendant le jeu de paume ; 2. il tombe évanoui mais ses courtisans, effrayés par la soudaineté de la chute, le laisse pour mort et il décède.
Le château de la Belle au bois dormant : Ussé
La légende dit qu'en séjournant ici, le conteur Charles Perrault tomba sous le charme de la bâtisse qui lui fit penser au château de la Belle...
En 1696, notre bon vieux Charles (avec lequel j'ai passé quelques unes de mes journées de travail cette année !), reprit l'histoire de ce conte, existant depuis des siècles déjà (mais dans des tournures légèrement plus grivoises et violentes...), et la réécrivit "à sa sauce".
" Attendre quelque temps pour avoir un époux
Riche, bien fait, galant et doux,
La chose est assez naturelle ;
Mais l'attendre cent ans, et toujours en dormant,
On ne trouve plus de femelle
Qui dormît si tranquillement.
La Fable semble encor vouloir nous faire entendre
Que souvent de l'hymen les agréables noeuds,
Pour être différés, n'en sont pas moins heureux,
Et qu'on ne perd rien pour attendre ;
Mais le sexe, avec tant d'ardeur
Aspire à la foi conjugale,
Que je n'ai pas la force, ni le coeur,
De lui prêcher cette morale."
Charles Perrault, moralité de La Belle au bois dormant
31 juillet 2007
Châteaux de la Loire : partie III
Aujourd'hui, deux châteaux aux cachets fort différents. Mais tous deux sont avant tout des "Histoires de femmes"...
Le Château de Chenonceaux : "Le château des Dames"
Officiellement, bien sûr, c'est à un homme que l'on doit l'architecture de ce château. Officieusement, c'est aux femmes que revient l'honneur d'avoir fait ériger une bâtisse aux lignes si fines. C'est en effet la femme de l'intendant des finances de François Ier, chargé de dessiner les plans de l'édifice, qui prit en main la majorité des travaux !
C'est ensuite Diane de Poitiers qui a l'idée de faire construire un pont reliant le château à l'autre rive du Cher. Et Catherine de Médicis herself ajoute sur toute la longueur de ce pont deux galeries dans lesquelles seront organisées de somptueuses fêtes.
La dernière Dame qui vint y vivre apporta avec elle toute sa tristesse d'épouse malheureuse : Louise de Lorraine pleurait son mari, Henri III.

Blois
Aile Gaston d'Orléans, style Classique
La veuve de l'histoire, c'est Valentine Visconti, épouse de feu Louis d'Orléans, assassiné par le terrible Jean Sans Peur. C'est elle qui fait graver ces mots plaintifs sur les murs de sa demeure : "Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien".
C'est un château bizarroïde : à chaque mouvement du regard correspond une époque architecturale différente... Ce frontispice légèrement orgueilleux (le Roi Louis XII, quand il rentre chez lui, se fait saluer par... lui même !) appartient à la partie "Louis XII" (non ?? sans blague ?? arrêteeee ?!!!!), fin XVe siècle.
Cette façade-ci, qui donne sur la route en contrebas, fut fabriquée en 1515 sous François Ier. Elle s'appelle la façade des Loges. De l'autre côté de cette façade, on trouve le célèbre escalier François Ier.
L'avantage avec ces étages ouverts, c'est que la Cour, pendant les grandes fêtes, pouvait assister aux festivités tel un public au théâtre.
Arrière de l'aile Louis XII, avec, en bas, la galerie Charles d'Orléans
Nous n'avons pas visité la totalité de ce château. Il faut dire qu'il fut notre dernière étape et que nous étions légèrement fatigués ! Nous avons tout de même voulu entrer dans l'aile François Ier : très belle !
Salle des Etats généraux
(partie la plus ancienne du château : XIIIe)
Mais alors... pourquoi ce château fut-il aussi une Histoire de Femmes ?
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Et bien parce que cette chère Marie de Médicis, enfermée au château par son propre fils (!!!) Louis XIII, s'évada avec l'aide du Duc d'Epernon, en descendant une échelle puis en roulant au bas de la pente vetigineuse sur laquelle est construit le château !
Autre événement moins gai mais important : l'assassinat du Duc de Guise...
Scary, isn't it ?

Voilà donc les deux châteaux de la journée ! Il en reste encore... et oui ! Et comme toujours, je garde le meilleur pour la fin ;o)
(Enfin... le meilleur... c'est évidemment subjectif !)
"Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas."
Paul Eluard
29 juillet 2007
Châteaux de la Loire : partie II
Suite des pérégrinations de Guess What au pays des châteaux enchantés et enchanteurs...
Aujourd'hui, je vous emmène visiter le bon vieux domicile du Cap'taine Haddock himself, j'ai nommé Cheverny !
Et en exclusivité mondiale, je vais vous dévoiler ce que jamais Hergé n'a osé montrer : Le derrière de Moulinsart !!
Nous sommes aussi passés à Langeais, où se dresse un véritable château fort : remparts, pont levis, douves... il ne manque plus que le Roi, la Reine et leurs beaux et braves chevaliers !
Au Moyen-âge, un "château" ce n'était pas seulement une batisse colossale. Le terme "castel" (ou "chastel") englobait tout ce qui était entouré de remparts : il pouvait donc s'agir d'une ville entière ! Ce n'est qu'avec l'évolution de la langue que le mot a désigné le bâtiment seul. Avant, on l'appelait le "palais", ou le "donjon".
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Après Langeais, que nous n'avons pas visité (il faut savoir que visiter les châteaux de la Loire représente un véritable budget... l'entrée par adulte est en moyenne de 9 euros...), je vous présente l'Abbaye de Fontevraud :
De tous les ensembles monastiques survivant en France, l'Abbaye de Fontevraud est l'un des plus grands (voilà que je parle comme un guide moi !). Mais il est aussi un peu décevant... Je m'explique : visiter des lieux comme celui-ci (ou comme les châteaux en général), c'est vouloir toucher du doigt une époque tellement ancienne qu'elle en paraît presque exotique et merveilleuse. Le passé moyen-âgeux, avec tout ce qu'il contient de légendaire et de romantique, tient pour beaucoup dans ces vieilles pierres et ces ruines que l'on visite avec son "âme d'enfant". L'abbaye de Fontevraud a le défaut, à mon goût, d'être bien trop "neuve" !
Il faut savoir qu'elle fut fondée au XIIe siècle et qu'elle eut pour fonction d'accueillir une communauté mixte et variée : des lépreux, des malades, des religieuses, des pécheresses repanties et des moines ! Que de monde !! Alors on imagine aisément que l'on va découvrir des lieux hantés par les mourants, habités par les âmes tourmentées des anciennes pécheresses ou encore emplis de piété et de religion... Mais non. Il faut dire qu'entre le Moyen Âge et nous, les lieux connurent des événements tourmentés : en partie détruite par les révolutionnaires en 1792, l'Abbaye devint même une prison sous Napoléon !!
Le four et son intérieur
Un point positif important tout de même : l'Abbaye fut toujours commandée par des femmes ! Et oui ! Même en ce temps que l'on qualifie souvent de "barbare", les hommes choisirent de placer des femmes à la tête de cette grande communauté. Les moines râlèrent d'ailleurs assez souvent... mais l'ordre fut maintenu. Et bien maintenu !
Entre les châteaux et les abbayes il est arrivé que par hasard, sur les routes de campagne où nous roulions, nous croisions des châteaux inconnus des Guides et pourtant absolument magnifiques :
Ainsi que de simples bottes de foin...
Et même si nos repas ne furent jamais pantagruéliques, un petit clin d'oeil à M. Rabelais s'imposait :
La Devinière, demeure de François Rabelais
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"Mieux vaut marcher sans savoir où aller que rester assis sans rien faire."
Proverbe Touareg
28 juillet 2007
Châteaux de la Loire : partie I
Il était une fois, dans un pays pas si lointain que ça, une petite Guess What curieuse de découvrir les grands châteaux qui font tant rêver dans les contes. La première étape de ce merveilleux périple fut Chambord...
Au milieu d'un joli bois, où habitent des cerfs, des sangliers et des petits lapins, le château se dresse, majestueusement. "Qu'il est immense !" pensait Guess What, comment ont-ils pu construire une bâtisse si gigantesque avec leurs outils riquiquis ?
C'est à François Ier que l'on doit ce bijou (gros bijou !). Il venait y chasser très souvent, mais trouvant le bâtiment initial trop petit, il exigea qu'on le rase pour en construire un autre... Léonard de Vinci a très probablement participé à l'élaboration des plans du château.
Petite, j'avais déjà croisé un ou deux châteaux de la Loire sur mon chemin... Et comme beaucoup d'enfants, ils ne m'avaient pas vraiment passionnée. Pourtant, 15 ans plus tard, c'est mon âme d'enfant qui m'a fait adorer ce château !
Sur la droite, le fameux escalier à double révolution
En grimpant une à une les marches de ce bel escalier, en levant les yeux au plafond pour y découvrir la célèbre Salamandre et la lettre "F" gravées à de nombreuses reprises, en découvrant à chaque coin de pièce une miniscule porte en bois... je me suis crue dans mes rêves de gamine, jouant à "on dirait qu'on est une reine et un roi et que notre château c'est l'arbre au fond du jardin !". Les images de passages secrets, de souterrains maléfiques, de formules magiques, remontent à notre esprit "adulte" pour nous replonger directement dans notre enfance ! C'est très chouette !
Ce qui m'a probablement le plus impressionnée, c'est la précision et la profusion de petits détails gravés, sculptés, sur chaque fronton, colonne, chapiteau ou plafond. Je me suis beaucoup amusée à photographier ces petits bouts de pierre si jolis.
Et pour nos rêves de grandeur, quelle chambre préférez-vous ?
La verte ?
La rouge ?
Ou peut-être la bleue ?
Ma préférée fut celle-ci :
Ce qui est plutôt ironique dans l'histoire, pardon, l'Histoire, c'est que François Ier ne vit jamais Chambord terminé ! Le pauvre mourut avant la fin de sa construction... Comme quoi, aimer la grandeur n'apporte pas forcément du bonheur !
Ahhh... la petite Guess What s'en était mis plein les mirettes ! Mais vite, il fallait reprendre le fil de l'histoire et repartir vers une nouvelle étape !
Au fait !
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"La maison d'un homme est son château."
Edward Coke























































































































































































































































