29 juin 2007
Muffins apéritifs "de LuXe"
J'ai parfois l'impression de ne poster que des recettes d'apéritifs... Mais celle-ci a le mérite d'être une recette luxueuse, car elle contient un aliment star : le foie gras !
Mais avant de commencer à vous en parler plus sérieusement, j'aimerais râler un peu. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas fait, alors je me l'autorise pour aujourd'hui. Pour ceux que les débats politico-capitalistico-culturels n'intéressent pas, il suffit de descendre un peu ;o)
Avec une amie, nous aimons un certain chanteur lyrique, dont je vous ai déjà parlé là. C'est un ténor très en vogue en ce moment, probablement (que dis-je : certainement !) l'un des plus grands "jeunes" ténors actuels. Pour parler en midinette : "il est trop le meilleur du monde".
Un certain théâtre parisien propose, en juillet 2008 (et nous sommes d'accord sur le 2008), un récital avec ce ténor. J'ai donc appelé hier, alors que la date officielle de réservation n'était pas encore arrivée, pour confirmer la date à laquelle je pouvais envoyer la lettre magique me permettant d'obtenir deux places à coûts moyennement élevé ("moyennement" parce que ça n'aurait pas dépassé les 45/50 euros, ce qui n'est pas cher à Paris ; mais "élevé" car nous aurions été placées, de notre plein gré je précise, tout en haut du poulailler, avec une visibilité fortement diminiuée. Mais ça ne nous dérange pas : tant qu'on est là !).
A peine ai-je prononcé le nom du récital que la jeune dame qui prenait l'appel me lançait un tonitruant : "c'est complet !".
"Quoi ?" ![]()
Et oui. Une seule date pour l'un des ténors vedette du XXIe siècle. Et cette seule date est déjà complète alors que les réservations ne sont pas encore ouvertes. La raison ? Toutes les places ont été prises par les personnes, chanceuses, qui ont payé, il y a deux mois, un abonnement qui coûte quant à lui une véritable fortune.
Alors forcément, les deux petites étudiantes que nous sommes n'ont pas eu leurs places. Car celles-ci ont toutes été réservées aux "riches".
C'est rageant, n'est-il pas ?
Je ne conteste absolument pas le système des abonnements. Je serais bien mal placée pour cela. Mais je ne comprends pas que toutes les places soient données à ceux qui en ont les moyens, sans garder un "lot" réservé aux "non-abonnés". C'est pourtant ce que font d'autres théâtres/opéras. Et c'est le seul moyen de permettre à un public "populaire" (Mitterrand !! sors de mon corps !!!! ;o) d'assister à des représentations de qualité.
Bref, nous étions déçues et fâchées.
Enfin... il nous reste d'autres spectacles auxquels assister... tous très chouettes eux aussi ! Alors nous ne nous plaignons pas !! Mais je trouve qu'on ne peut pas légitimement s'inquiéter du niveau culturel des jeunes et regretter leur "manque" d'intérêt (ce n'est pas un "manque" ! c'est une "impossibilité" !!) pour l'art ou autres manifestations culturelles (savez-vous que le musée Pompidou demande 8 euros d'entrée aux étudiants ! et ils appellent ça une réduction !). Il existe beaucoup de très bonnes initiatives qui permettent un accès à la culture. Mais ce n'est pas suffisant. Et ce n'est pas ma banale anecdote qui me fait penser une telle chose. Moi c'était juste un manque de chance.
Alors pour me remettre de cette déception, je vous poste aujourd'hui une recette de muffins à ne faire que pour les grandes occasions :
Muffins aux figues séchées et foie gras
Pour 11 mini muffins :
- 6 à 8 figues séchées
- 2 oeufs
- 80g de farine
- 1 demi sachet de levure
- 1 bonne cuillère à soupe d'huile de noix
- 1 bonne cuillère à soupe d'eau
- sel, poivre
Muffinage luxueux :
Préchauffer le four à 220°.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sel.
Dans un autre , battre les oeufs avec l'huile et l'eau. Saler, poivrer.
Couper les figues séchées en petits morceaux et les ajouter à la préparation.
Couper les 85g de foie gras en petits dés et les ajouter au mélange précédent.
Incorporer la farine et mélanger.
Verser la préparation dans les moules.
Avec les 15g de fois gras restants, faire des petits bâtonnets que vous plantez dans les muffins, avant la cuisson.
Enfourner 4 minutes à 220°.
Baisser la température à 180° et les laisser cuire encore 6/7 minutes.
Sortir du four et laisser tiédir un peu...
"Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière".
Proverbe arabe
25 juin 2007
Fondant terriblement fondant au chocolat blanc et noix de coco
Hier, alors que je rentrais d'une journée (un peu) ensoleillée à la campagne, un de mes amis qui m'y avait invitée m'a demandé comment je m'organisais avec mon blog : où je cuisine ? est-ce que je teste mes recettes avant de les publier ?

Un peu gênée par cette dernière question je lui avouai qu'en vérité, il faisait partie de mes testeurs les plus fréquents. Ce à quoi il répondit (soupir de soulagement) que jusqu'ici ça n'avait jamais été trop difficile à faire...
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Il faut dire que le "ici" de ce "jusqu'ici" : c'est hier. Et qu'hier, je leur avais concocté un dessert du tonnerre.
Ma gourmandise m'a toujours portée vers le salé, et ma mamounette n'a jamais préparé de dessert quand j'étais petite. Cuisiner du sucré était quelque chose de nouveau lorsque j'ai commencé ce blog... et c'est grâce à lui que mon "bec" est devenu sucré ! Je suis donc très fière de cette recette, car je l'ai complètement "inventée".
Inventer est un terme un peu fort car j'ai quand même eu besoin de vérifier que mes ingrédients de base conviendraient au résultat que j'espèrais obtenir : un fondant très très fondant ! J'ai créé ma "base" en vérifiant chez Mamina et Alhya que j'avais ce qui était nécessaire.
Mais quand même... je suis contente d'avoir si bien réussi.
Fondant Chocolat blanc et Noix de coco
Pour un moule de 6 pyramides + 2 pyramides
ou + 6 petites bouchées (dans les moules à mini-muffins) :
- 100g de beurre (demi-sel pour moi)
- 70g de noix de coco râpée
- 200g de chocolat blanc (leader price chez moi)
- 30g de sucre semoule
- 3 oeufs
- 50g de farine
Ou comment Guess What est devenue "bec sucré" :
Préchauffer le four à 170°.
Faire fondre le chocolat blanc avec le beurre dans une casserole. Quand les deux ont bien fondu, ajouter la noix de coco râpée et mélanger.
Pendant ce temps, mélanger les oeufs et le sucre dans un saladier.
Ajouter au mélange précédent le chocolat et la noix de coco fondus. Mélanger.
Incorporer la farine.
Verser le mélange obtenu dans les moules.
Enfourner pour 10 à 12 minutes, pas plus !
Pour vérifier la cuisson : Tâter les bords pour voir s'ils sont bien cuits (il faut que les arêtes soient dorées) mais garder le coeur "mou".
J'ai conservé ces gâteaux pendant 24 heures dans un tupperware à température ambiante sans que cela ne les abîme.
Bilan des courses : Je ne pensais pas réussir l'aspect fondant que j'avais tant envie de réaliser... Mais en faisant attention à ne pas les cuire trop longtemps j'ai pu le faire ! Et je dois avouer que ce dessert est devenu, dès hier, l'un de mes desserts fétiches !
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"Prenez du chocolat afin que les plus méchantes compagnies vous paraissent bonnes."
Madame de Sévigné
23 juin 2007
Tortilla au Rocamadour
La planète Terre a bien du mal à tourner rond en ce moment. Enfin "rond", c'est une façon de parler. Puisque n'importe quel scientifique s'insurgerait en répondant qu'elle n'a jamais tourné rond : "en ellipse ma bonne dame ! en ellipse !"
Vous vous êtes déjà demandé pour quoi l'Homme était apparu sur Terre ? A part pour mettre le feu... je ne vois pas trop. Avez-vous déjà ressenti cet immense vide ? Regardant le ciel, dans ce néant vertigineux que représente l'espace ?
Je m'égare. Certes. Mais j'aimerais tant que ces messieurs qui tirent les cordes là-haut (aucune réflexion métaphysique ici : je parle des politiciens. On s'en serait douté !!) se rendent compte que c'est maintenant, et pas demain, qu'il faut s'atteler à la lourde tâche de sauver le monde.
Pour se remettre de nos émotions (Guess what en blog révolutionnaro-politico-écolo on a du mal à y croire ;o) même si les idées sont là) voilà une délicieuse recette de tortilla au Rocamadour : ou comment choisir un classique déjà si délicieux que l'on transforme à son goût :
Pour un apéritif pour 4 personnes :
- 2 Rocamadour
- poivre
- 10 cl de crème liquide
- une poêle et une assiette plate
Tortillage tortillette :
Casser les oeufs dans une jatte. Les battre en omelette en ajoutant la crème. Poivrer.
Couper les Rocamadours en petits dés. Les ajouter à la préparation.
Si vous sentez que vos Rocamadours ne suffisent pas, saler un peu. Mais c'est en général inutile.
Faire chauffer l'huile dans une poêle. Ahem... ;o)
Quand l'huile est bien chaude, verser la préparation.
Attendre quelques secondes avant d'y toucher puis rabattre les bords vers l'intérieur pendant quelques instants.
Baisser le feu : feu moyen.![]()
Couvrir.
Laisser cuire telle quelle pendant 5 minutes.
A l'aide de l'assiette posée sur la poêle (vous aurez enlevé le couvercle, of course !), retourner la tortilla. Il vaut mieux que l'assiette en question soit plate car cela facilite amplement la "glissade" de la tortilla de retour dans la poêle !
Couvrir à nouveau pour quelques minutes.
Vérifier la cuisson (je préfère les tortillas pas trop cuites, mais suffisamment pour être manipulées pour un apéro quand même).
Couper quelques brins de ciboulette pour la déco.
Servir tiède ou froid.
Et comme le disait si bien Johnny H. :
"Il suffira d'une étincelle
D'un rien, d'un geste
Il suffira d'une étincelle,
Et d'un mot d'amour
Pour
Allumer le feu
Allumer le feu
Et faire danser les diables et les dieux"
21 juin 2007
500 000 ans après l'homme préhistorique, Guess What découvre le feu...
Il y a fort, fort, fort longtemps, alors que les monstres du crétacés, crustacés, etc. envahissaient le ciel, la terre, et l'océan, le feu n'existait pas. Et heureusement pour lui, l'Homme non plus !
Puis vint cette espèce si extraordinaire, capable de penser, d'avoir conscience de son existence, de ressentir des
émotions : Nous. L'Intelligence, inexistante jusqu'alors, était apparue.
Quelques centaines de milliers d'années après notre venue sur Terre, nos ancêtres découvrirent le feu.

En 2007, soit quelque milliers de milliers d'années plus tard, Mademoiselle Guess What (je parle à la troisième personne non pas parce que je me prends pour la reine d'Angleterre mais plutôt parce que je suis morte de honte et que la distanciation me permet d'amoindrir ce sentiment ma foi fort désagréable... ;o)
Je disais donc.... Mademoiselle Guess What voulut découvrir une petite recette trouvée au hasard de ses cueillettes quotidiennes dans le monde féérique des Blogs : une délicieuse huile parfumée au basilic !
Suivant à la lettre ce que sa cueillette lui proposait, elle attendit... et attendit encore... que "l'huile arrive à ébullition"... Malheureusement pour elle, la bubulle tant attendue ne vint jamais ! Il faut dire, à sa décharge (est-ce réellement une "décharge" positive ?) qu'elle ne savait pas trop en quoi consistait une "huile arrivant à ébullition".
Quand pour la troisième fois Mademoiselle Guess What souleva le couvercle de sa casserole... VVvvrrrrrrr !!! Les flammes jaillirent !
Inquiète mais maîtresse d'elle même, Melle GW prit son téléphone pour appeler sa mamounette, se disant qu'après tout, n'importe quelle cuisinière avait dû connaître un jour pareil désastre et que donc, en tant que mamounette-cuisinière, elle aurait forcément la solution !!
Heureusement pour tout le monde (si les voisins le savaient !!!) mamounette ne répondit pas. Melle GW appela donc les pompiers :
" Vous venez de composer le 18, dans quelques instants vous serez mis en relation avec les pompiers. Votre numéro de téléphone a été reconnu et votre conversation sera enregistrée... Tut... tut...
- Les pompiers j'écoute
- Oui !! Bonjour !! Euh... j'ai une casserole remplie d'huile qui brûle !!!
- Bien. Avez-vous de la farine ?
- Oui
- Alors prenez-la et jetez-en sur la casserole, en essayant de ne pas vous brûler !
(Je précise ici que même si Melle GW n'a pas été une lumière ce jour-là, elle savait quand même bien que ni l'eau, ni une couverture ne pourraient lui venir en aide face à une huile en flammes).
Le premier jet de farine m'a fait hurler de peur : les flammes ont doublé de volume !! Elles ont commencé à monter... monter... elles léchaient les étagères, mon mini-four ! Le plafond commençait à noircir. Intérieurement j'étais morte de trouille et les pensées les plus noires (l'immeuble va crâmer... ce sera ma faute...) me taraudaient sérieusement.
- Attendez ! Tsss ttssss ! ça continue !! Ttsss ! Je crois que j'ai un autre paquet ! 
- Alors allez-y ! Vous arrivez à respirer ?
- Oui, ça peut aller.
Et maintenant commence la partie sentimentale de l'histoire (bah oui, Romantisme oblige !)
- Vous avez quel âge mademoiselle ?
- Hein ? Euh... (qu'est-ce qu'il me veut çui-là ? il m'a prise pour une débile ou quoi ??) j'ai 24 ans...
- Et cette huile c'était pour quoi ?
- Je testais une recette... je crois que c'est râté !
- Dommage. Je me serais bien invité à dîner.![]()
- Ahem. Tsss ! ttssss !! (pratique de tousser, hein !!)
Ca y est ! c'est éteint !
- Bien. Vous avez un balcon ? Mettez-y votre casserole pour qu'elle refroidisse. Aérez bien chez vous. Ca va aller ?
- Oui (là je précise que mes nerfs lâchaient prise et que ma voix commençait à présenter de gros petits sanglots ;o)
- Bien Mademoiselle. N'hésitez pas à rappeler en cas de problème !
- Merci beaucoup !
- Au revoir !
- Au revoir !"
Les hommes préhistoriques avaient bien raison : sans casserole, sans huile, sans cuisine... c'était bien mieux ;o)

Je me permets donc de résumer la marche à suivre si votre casserole d'huile prend feu :
- Retirer la casserole du feu.
- Eteindre la plaque.
- Eloigner enfants, appareils électriques (je précise que pour prévenir les incendies, rien de tel que de TOUJOURS GARDER VOS APPAREILS ELECTRIQUES DEBRANCHES !! et de ne les brancher qu'au moment de leur utilisation), tissus, etc.
- Ne surtout pas mettre d'eau, ni de tissu pour étouffer les flammes.
- Jeter de la FARINE sur la casserole pour qu'elle étouffe le feu.
- Laisser le temps au temps...
- Une fois que tout est bien éteint, laisser refroidir la casserole sans la vider. Ca attendra le dernier moment.
- Nettoyer ! (et Dieu sait que les retombées de la fumée parviennent jusque dans les moindres recoins de l'appart. Il y en avait partout dans mon studio ! et même mes placards empestent !!)
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Qui joue avec le feu... finira par se brûler !
19 juin 2007
Terrine de caviar d'aubergines et champignons à la grecque
La chaleur est revenue à Paris... elle est bien là, sournoise, pesante. Mais je dois avouer qu'à quelques jours de l'été je suis bien contente de vivre une journée comme celle-ci ! Ca nous change de ce temps gris et chaud/froid des dernières semaines.
Ce soir je vais fêter la fin de mon année
dans un petit resto, en bas de chez moi, où le menu (qui change tous les mois) présente souvent des plats simples, frais et légers. Bien sûr, un bon coulant au chocolat est possible en dessert !! Il ne s'agit pas d'un resto "diététique" !!! Le jour où j'irai dans un tel resto d'ailleurs... les poules Zet les coqs porteront des bas de soie ! (bah oui, il paraît que ça y est : les poules ont des dents !! Alors l'expression n'a plus aucune valeur !)
Et comme le mercure a décidé de nous faire plaisir, voilà un bon petit plat d'été parfait !! Frais, léger, délicieux...
La terrine est tirée (bien que les proportions aient été modifiées) des recettes de Sophie Dudemaine : Les Terrines de Sophie.
Pour la terrine (pour 4 personnes en plat, ou pour plus en entrée !) :
- 3 belles aubergines
- 1 belle échalote (ou 1 oignon)
- 10g de parmesan hâché
- 2 oeufs entiers et 1 blanc
- huile d'olive, thym, sel et poivre
Terrinage en caviardage :
Préchauffer le four à 200°.
Emballer chaque aubergine dans du papier aluminium et enfourner. La recette dit que 20 minutes suffisent. Mon mini-four a, je l'avais remarqué en faisant des légumes farcis, une aversion complète pour les aubergines qu'il refuse de cuire correctement. (Certainement un traumatisme lié à l'enfance). Donc en ce qui me concerne, 40 grosses minutes ont été nécessaires.
Sortir les aubergines du papier alu et les laisser se refroidir un peu.
Pendant ce temps, hâcher l'échalote et la faire revenir dans un peu de beurre ou d'huile d'olive.
Une fois les aubergines suffisamment refroidies pour pouvoir les manipuler, les couper en deux et en extraire la chair avec une cuillère.
Faire revenir la chair d'aubergine avec l'échalote pendant 10 minutes à feu doux.
Mixer le tout.
Dans un saladier, battre les oeufs et le blanc. Ajouter 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, le parmesan, le thym et enfin : le caviar d'auberbines. Mélanger.
Dans un moule à cake beurré ou tapissé de papier sulfurisé, verser la préparation.
Enfourner au bain-marie pendant 50 minutes à 160°.
Laisser refroidir complètement.
Servir très frais.
Pour les champignons à la grecque :
- 1 grosse boîte de champignons de Paris (entiers ou non)
- 1 tomate
- 1/2 verre de vin blanc sec
- une dizaine de petits oignons blancs (si les "petits oignons" sont trop gros, les couper en morceaux. Pour moi, 4 ou 5 ont suffi amplement)
- le jus d'un citron
- thym, feuille de laurier![]()
- 1 cc de graines de coriandre
- sel, poivre
Champignonage :
Faire revenir les oignons dans une poêle avec un peu d'huile d'olive.
Quand ils sont un peu dorés, ajouter les champignons et laisser mijoter pendant 5 minutes.
Ajouter le vin et le jus de citron. Laisser réduire.
Couper la tomate en morceaux et les ajouter à la préparation.
Assaisonner et ajouter le thym, la feuille de laurier et les graines de coriandre.
Laisser cuire à couvert pendant encore 5 minutes.
Verser dans un plat et laisser refroidir. Le mettre au frigo pendant au moins une heure.
A servir très très frais !!
"Indien vaut mieux que deux tu l'auras"
(oui je sais... celle-là est... ahem...)
18 juin 2007
Je te tague, tu me tagues...
Couramiotte, du blog du même nom ;o), vient de me "taguer". Ce nouveau jeu blogguesque tourne depuis un moment sur nos petits blogs gourmands et le voilà chez moi :
Le principe : Les "tagués" doivent écrire sur leur blog 7 choses à leur propos ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur les blogs de ceux que vous souhaitez taguer un commentaire leur indiquant qu'ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog.
1. J'aime beaucoup les plantes vertes, les fleurs pour balcon, etc. Ma petite terrasse en est remplie ! Je trouve que c'est un plaisir d'arroser, tailler, engraisser (ahem... sauf que pour les deux derniers, je ne le fais jamais...). Ca permet d'avoir, en plein Paris, un petit trou de verdure bien agréable où prendre le ptit déj quand la canicule arrive !!

2. Quand je joue du piano j'ai tendance à "commenter", tel Nelson Monfort pendant les championnats du monde de patinage artistique... Cela casse évidemment toute la solennité de la chose, mais bon. Donc dès que je sens qu'une faute arrive (et mes doigts affectionnent particulièrement de tomber sur la touche "à côté") et bien je préviens : "ah... là je vais me planter" (ce qui n'intéresse que moi puisque j'ai rarement un public, si ce n'est mes dociles parents comme le piano est chez eux ! Et eux... ils ont l'habitude !!)

3. J'ai un petit cahier vert, sur lequel est collée une pub pour des montres (dont la marque vous est connue par le titre de mon blog...) et à l'intérieur duquel je garde tous les billets, tickets, cartes, etc. de musées, ciné, resto que je fais.
4. Je suis '"mal-de-têteuse à tendance migrainique"... et je viens de passer 7 heures de folie, dans la pénombre, attendant sagement mais pas sereinement que "ça" passe...
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5. Je n'aime pas mes pieds... je les trouve bizarres : mes orteils sont longs et fins et s'écartent étrangement. Ahem. Voilà une révélation qui vous empêchera de dormir, c'est sûr !!
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6. J'aime profondément ma ville, Paris. Mon arrondissement, le 12e (on s'est battus et on l'a eu !), me fait penser parfois à un village. Il faut dire que je vis à côté d'une rue commerçante très sympa et que mon immeuble est entouré de petits bistrots, d'écoles, etc. qui mettent une ambiance à la fois jeune et familiale que j'adore !
7. Après deux tentatives infructueuses chez ma coiffeuse préférée (en novembre puis en février), mes cheveux ont enfin retrouvé leur couleur "naturelle" ! Enfin disons la couleur qui sied le mieux à ma personnalité... quoique là je ne sais pas si c'est très glorifiant ce que je dis...
Je tague à mon tour :
Véro de Cuisine Métisse
Laurianna de Miamourdises
Emilie de The Froggies Kitchen
Claude Olivier de 1001 Recettes
La Sieste de Cuisine-moi un mouton
Salwa de Sahten
et... the last, but not the least : Peggy et sa Dolce Vita
Et comme disaient les Inconnus : "Je suis Zitoire ! le suppot de Satan !!"
17 juin 2007
Premiers macarons : caramel-beurre salé et noix de coco
Pour finir le repas de fête des mères, après un apéro nouilleux, une entrée quichesque, un plat estragonant et un dessert fruitépicé, j'ai voulu "me la raconter graaaave"...
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Et oui, ma modestie est partie en cacahouète et j'ai voulu en mettre plein les yeux. Et comme le menu du repas était resté secret jusqu'au bout, j'étais assurée, en cas de "plantade monumentale", que personne n'en saurait rien !
Sauf qu'en réalité, j'en avais sérieusement parlé avec cette fameuse amie ex-bloggueuse dont je parle décidément bien souvent (elle vient de se mettre à apprendre l'orgue). Comme elle s'était déjà lancée dans cette entreprise risquée mais tellement enrichissante (et délicieuse), elle a pu me conseiller le site de Pure Gourmandise, qui offre un nombre de recettes de macarons absolument incroyable ! Du plus simple au plus étrange...
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Pour tout dire, j'étais vraiment contente du résultat. Mon mini-four ne m'a pas fait défaut une seule fois. J'ai dû faire quatre fournées et n'en ai eu qu'une seule avec deux/trois coques éclatées. Quelques-unes avaient "glissé", offrant une collerette complètement "décalée" !
Et j'étais bien fière de mon petit effet, quand, apportant le plateau du café accompagné de ces mignardises de luxe, ma mamounette a fait des yeux tout ronds, tout surpris !
Ah oui... au fait... il me restait un petit détail à clarifier : je n'avais pas de colorant... donc mes macarons sont, pour la plupart, complètement albinos !
Ceux qui ont une "légère" coloration brune sont quant à eux restés un peu trop longtemps sous la lampe à bronzer ;o)
Macarons caramel et beurre salé
Pour la recette des coques, j'ai utilisé celle de Pure Gourmandise, en la suivant à la lettre (j'ai divisé les quantités par 2) :
Je me permets de la copier ici car ses explications m'ont paru parfaitement claires.
- 1,5 blancs d'oeufs mis au frais depuis 3-4 jours
- 105 g de sucre glace
- 62,5 g de poudre d'amandes
- 15 g de sucre en poudre
- colorant alimentaire brun (magasin spécialisé)
Macaronnage :
Mixer finement le sucre glace et la poudre d'amandes au couteau du robot. Tamiser au-dessus d'une feuille de papier sulfurisé de grande largeur. Monter les blancs en neige ferme en commençant avec une cuillère de sucre dès que le fouet laisse des marques, puis en mettant le reste et en fouettant à vitesse maximale pour obtenir un effet "bec d'oiseau", c'est à dire des pointes de blancs dès que vous retirez les fouets. Ajouter ensuite 10 gouttes de colorant brun dans les blancs fermes et bien mélanger pour une couleur homogène. Saupoudrer peu à peu la poudre bien tamisée dans les blancs, et mélanger à la corne en plastique ou à la spatule en silicone. Le mélange doit être brillant, lisse, et former un ruban en retombant. Préparer une feuille de papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie. Dresser des petits dômes de 2 cm à la poche avec une douille lisse sur le papier, à intervalles réguliers et en quinconce. - pour la technique, la pointe de la douille doit toucher la plaque en étant légèrement inclinée, mais bien face à vous : une main tient la pointe de la douille appliquée sur la plaque, l'autre main presse la poche remplie de pâte à macarons au niveau du noeud que vous ne manquerez pas de faire pour que la pâte ne ressorte pas par le haut - - les petits dômes vont s'étaler un peu pendant la période de repos, alors il vaut mieux commencer par en dresser des petits avant d'estimer leur taille finale : ceux-ci devraient mesurer environ 3 cm de diamètre après cuisson - Laisser croûter une vingtaine de minutes au moins, voire même toute une nuit. Déposer la plaque de macarons sur 2 autres plaques identiques vides (je n’avais ni la place, ni les plaques !! donc pour moi il n’y eut qu’une seule plaque : le collerettes étaient quand même au rendez-vous !!) . Enfourner pour 12 minutes à 150°C. (15 à 20 minutes pour des macarons plus gros) - cette technique de superposer 3 plaques à pâtisserie dont seule celle du haut porte des macarons est importante : elle permet aux macarons de gonfler en formant la petite collerette de dentelle à leur base ! -
- il vous faut des blancs d'oeufs préparés au frais, c'est-à-dire déjà séparés de leurs jaunes, et attendant au réfrigérateur depuis quelques jours, ils seront ainsi optimisés pour la réussite de vos macarons. S'ils ne prennent pas fermement, vous avez toujours l'astuce d'ajouter quelques grains de sel fin ou quelques gouttes de jus de citron -
- la période de "croûtage" sert aussi à une meilleure levée des macarons une fois au four -
Pour le caramel au beurre salé, c'est vers Mercotte que je me suis tournée. Mais mes connaissances culinaires n'ont pas été sufficsantes et j'ai obtenu un caramel un soupçon trop liquide. Le goût était bon mais la consistance manquait de... comment dire.... consistance !!
Faire un caramel à sec avec 80g de sucre en poudre, fondu en 4 fois, laisser prendre une belle coloration. Puis l'éteindre avec 15cl de crème fleurette chaude. Incorporer 20g de beurre demi sel et 1 pincée de fleur de sel. Débarasser et refroidir complètement. Fouetter 50g de beurre doux pour l'aérer, incorporer le caramel et dresser les macarons à la poche sans attendre. En réalité j'ai attendu toute une nuit avant de fourrer mes macarons. Les coques se sont parfaitement conservées à température ambiante, recouvertes d'un torchon sec. Macarons à la noix de coco Pour les coques, c'est presque la même recette ! - 1,5 blancs d'oeufs mis au frais depuis 3-4 jours - 100 g de sucre glace - 62,5 g de poudre d'amandes - 20 g de noix de coco râpée - 20 g de sucre en poudre Coquage : Mixer finement le sucre glace avec la moitié de la noix de coco râpée et la poudre d'amandes au couteau du robot. Tamiser au-dessus d'une feuille de papier sulfurisé de grande largeur. Monter les blancs en neige ferme en commençant avec une cuillère de sucre dès que le fouet laisse des marques, puis en mettant le reste et en fouettant à vitesse maximale pour obtenir un effet "bec d'oiseau", c'est à dire des pointes de blancs dès que vous retirez les fouets. Bien mélanger pour une couleur homogène. Saupoudrer peu à peu la poudre bien tamisée dans les blancs, et mélanger à la corne en plastique ou à la spatule en silicone. Le mélange doit être brillant, lisse, et former un ruban en retombant. Préparer une feuille de papier sulfurisé sur une plaque à pâtisserie. Dresser des petits dômes de 2 cm à la poche avec une douille lisse sur le papier, à intervalles réguliers et en quinconce. Saupoudrer la moitié des coques de la noix de coco râpée restante. Laisser croûter une vingtaine de minutes au moins, voire même toute une nuit. Déposer la plaque de macarons sur 2 autres plaques identiques vides. Enfourner pour 15 minutes à 125°C. (17 à 20 minutes pour des macarons plus gros) Pour la ganache à la noix de coco : - 25 g de crème liquide - 60 g de chocolat blanc (Pure Gourmandise en met davantage) - 10g de noix de coco râpée Faire bouillir la crème liquide avec la noix de coco râpée durant une minute, puis y faire fondre le chocolat blanc. Laisser ensuite tiédir et refroidir. Bilan des courses : - il faudrait que j'essaie une autre ganache pour les macarons à la noix de coco : celle-ci durcit très rapidement (même si elle fond dès qu'elle approche nos lèvres gourmandes !) - il faut que je trouve le moyen de mixer encore plus finement la poudre d'amande avec le sucre glace. Je crois qu'ici ce n'était pas encore assez fin, même si mes coques ne le montraient pas trop. - je dois apprendre à faire du caramel !!! - Et puis avec des colorants, c'est encore mieux ! Et comme le dit si bien Stéphane Bern : "Être dans le vent... une ambition de feuille morte"

14 juin 2007
La fameuse salade de fruits qui faire crier Hmmmmm !
Il y a quelques mois de cela, je discutais avec une amie qui voulait absolument me faire goûter une de ses découvertes culinaires. Une salade de fruits particulièrement particulière.
Bof.
Pas très follichonne la salade de fruits... Quoi ? de la canelle dedans ? Euark, j'aime po la canelle. Des clous de girofle aussi ?? Ca va pas non ??
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Bref, je n'étais pas tout à fait convaincue. Et puis il y a peu, lors de l'anniversaire de l'amie en question (où j'ai pu croiser une amie de cette amie qui avait elle-même cuisiné un jour cette salade de fruits) j'ai dû goûter la chose.
Et là, ce fut la révélation de l'année. Et si le top ten des recettes of the year était à refaire, il est évident que La salade de fruits qui fait dire Hmmmm serait dans les toutes premières places !
J'y ai mis :
- une banane![]()
- une orange en très fines lamelles
- deux poires
- deux kiwis
- deux pêches
Et pour le sirop :
- 300g de sucre (il me semble en avoir mis un chouya moins…)
- le zeste et le jus d'une orange
- le zeste et le jus d'½ citron
- 4 clous de girofle
- 4 étoiles de badiane
- 2 bâtons de vanille fendus en deux
- 2 bâtons de cannelle
Sirotage :
Porter à ébullition l'eau et le sucre.
Ajouter tous les autres ingrédients et laisser frémir à petits bouillons pendant dix minutes.
Une fois les dix minutes passées, retirer du feu et laisser refroidir.
Ici, deux options s'offrent à vous :
- soit vous avez fait le sirop la veille pour le lendemain (comme moi) : Attendre que le sirop soit froid et le mettre au frigo, dans un tupperware.
Le lendemain, une grosse heure avant le repas, le verser sur les fruits préparés.
- soit vous le faites le jour-même : laisser refroidir un bon moment et recouvrir les fruits avec, au moins une heure avant le repas.
En ce qui me concerne, il m'est resté de la salade de fruits (avec les fruits nageant dans le sirop) pendant encore 48 heures après le repas. Et je dois dire qu'elle était absolument divine !! même après tant de temps de "baignade" !!
J'avais accompagné ma salade de petites "galettes bretonnes"... entre guillemets parce qu'elles n'en avaient pas vraiment le look !
Pour une vingtaine de galettes :
- 100g de farine
- 1 petit oeuf + 1 jaune pour dorer
- 55g de sucre semoule
- 60g de beurre demi-sel
- une pincée de sel
- le zeste d'un demi-citron
Galettage, inspiré de la recette de Sylvie, du délicieux blog Amuses Bouche :
Faire un puit avec la farine et y mettre le sucre et les œufs.
Mélanger les œufs et le sucre avec les doigts puis incorporer un peu de farine.
Ajouter le beurre ramolli coupé en morceaux, la pincée de sel et le zeste de citron. (Sylvie ajoute une pointe de canelle).
Pétrir le tout et former une boule. Mettre au frais pour une heure.
La pâte est très collante car le beurre demi-sel se réchauffe très très vite !! Mais il faut éviter d’ajouter trop de farine au risque de perdre le sablé.
Etaler la pâte entre 2 feuilles de papier sulfurisé sur 3mm d’épaisseur et remettre au frais.
Préchauffer le four à 150°C (th.4/5).
Découper les galettes à l’emporte pièce et les disposer sur du papier de cuisson sans trop les coller les unes aux autres.
Badigeonner de jaune d’œuf battu et, éventuellement, saupoudrer de sucre glace.
La recette préconise de les mettre au four 40 minutes (voire 50).
En réalité, je les ai mises beaucoup moins longtemps car elles étaient plus fines que celles de Sylvie.
Une Merveille...
« On ne se débarrasse pas d'une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche. »
Mark Twain
Et grâce à la fête des mères, j'ai perdu l'habitude de dire "bof" devant une salade de fruits !
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Edit : grâce à Brigitte je peux "rendre à César ce qui appartient à César" !! Et j'en profite pour lui crier : Hmmmmm !
C'est en effet Dorian (et mille excuses !!) qui a, le premier, posté cette sublime recette : Ici !!
11 juin 2007
Poulet à l'estragon
Suite (mais pas fin) de mon repas spécial fête des mères...
Depuis longtemps je rêvais de cuisiner un "vrai" plat familial, mijoté lentement, dans une cocotte, comme peuvent faire les grands-mères pour leur smala. Mais vivant dans un petit studio, ne cuisinant que rarement pour plus de une personne, et n'ayant pas suffisamment de place pour ranger la fameuse cocotte, je n'avais encore jamais sauté le pas. Et je ressentais comme un "complexe" à ce propos...
J'ai donc pris l'occasion de la fête des mères pour non seulement cuisiner mon premier "plat en sauce", mais en plus pour tester pour la première fois le Poulet à l'estragon !
- trois cuisses (et ailes ?!) de poulet
- trois ou quatre belles carottes
- un bouquet garni, sel, poivre
- une échalote émincée
- 1 demi verre de vin blanc
- une petite poignée d'estragon hâché
- 3 c à soupe de farine (une seule bien bombée aurait suffi)
- 1 jaune d'oeuf (facultatif... je l'ai mis car j'ai suivi la recette à la lettre)
- 10/15 cl de crème liquide épaisse
Estragonnage :
Faire dorer le poulet dans une cocotte avec du beurre (donc moi, ce n'était pas une cocotte puisque "pas de place" ! je l'ai cuit dans une grosse poêle).
Verser le demi-verre de vin blanc et ajouter les carottes coupées en rondelles, l'assaisonnement, l'échalote émincée et l'estragon hâché.
Couvrir d'eau à hauteur une fois que le vin est évaporé. Ajouter le bouquet garni.
Couvrir et laisser cuire à feu moyen pendant une demi-heure.
Quand le poulet est cuit, le retirer et le garder au chaud.
Réduire la cuisson d'un quart environ puis la passer au tamis. Jeter le bouquet garni, les morceaux d'échalottes et ne garder que les carottes.
Dans la cocotte, verser la crème liquide, ajouter la farine et fouetter le tout. Ajouter l'eau de cuisson tamisée au fur et à mesure, tout en continuant à remuer avec le fouet. S'il y a des grumeaux, passer les sauce au tamis. Puis ajouter le jaune d'oeuf. Remuer.
Rectifier l'assaisonnement et éventuellement, rajouter un peu d'estragon hâché frais s'il en restait.
Napper le poulet et les carottes avec la sauce. Servir bien chaud.
Et bien ce délicieux plat mijoté était biiiiin bon. Mais la prochaine fois je diminuerai la quantité de farine et éliminerai le jaune d'oeuf. La sauce était très onctueuse... à la limite du "trop" onctueux !! Un peu plus liquide elle n'en aurait été que meilleure.
Par contre, je dois dire que j'ai reçu dans mes gênes un héritage "mamounesque" typique : j'aime laisser mijoter mes petits plats un brin plus longtemps que ne le préconise la recette... de cette manière le poulet était parfaitement tendre et imprégné des parfums de l'estragon.
Pour résumer : j'en referai !

06 juin 2007
Quichettes au Foie gras, figues séchées et confit d'oignons
Aujourd'hui j'ai revécu la même journée qu'il y a pile un an, mais à une place totalement différente... c'est une impression étrange...
L'année dernière, à la même date, je me trouvais anxieuse et stressée, devant la porte de l'iufm de Paris pour y passer un entretien. Sur près de 300 postulants ils n'en prenaient que 80... et je n'en fis pas partie. Enfin... au début... puisque fin août, à six jours de la rentrée, on m'appelait pour me donner la place que j'espèrais tant obtenir !
Aujourd'hui j'ai passé la journée avec deux amis qui ont, eux (!!), passé le concours de CPE, mais ne l'ont pas eu. Pourtant, ils le méritaient tellement ! Mais tout concours a son lot d'injustices.
Ils souhaitaient passer à l'iufm afin de rencontrer leurs futurs collègues-étudiants, et revoir notre responsable de formation. Alors qu'il y a un an j'étais assise sur l'une de ces chaises, enviant les étudiants qui venaient remercier ce dernier pour l'année qu'ils avaient passée, me voilà maintenant parmi ces fameux "anciens", heureuse d'avoir changé de place !
C'est une sensation étrange, mais très agréable. Elle permet de faire le bilan, de se dire que cette année, riche en émotions et en décisions importantes, fut peut-être l'une des meilleures de ma (petite) vie. C'est "chouette" !!

Mais assez jacassé... Lundi je vous ai présenté l'apéro que j'avais préparé pour le repas de fête des mères. Voilà maintenant l'entrée : une petite quiche au foie gras... Parce que si ma mamounette a bien un péché mignon, c'est le foie gras !!
Pour la pâte (pour 3 quichettes) :
- 75g de beurre
- 1/2 oeuf (pour calculer un demi oeuf, faire "au pif" ;o)
- 150g de farine
- 1cs d'eau
- une pincée de sel
- 3 petites figues séchées coupées en tout petits morceaux
Pâtage :
Couper le beurre en morceaux et le laisser ramollir un peu.
Battre l'oeuf dans un bol.
Dans un saladier, mettre la farine et le sel. Placer le beurre et le demi-oeuf battu au centre et verser la cuillère d'eau très froide. Pétrir.
Ajouter les morceaux de figues séchées, continuer de pétrir un peu.
Former une boule. La mettre 1h au frigo, enveloppée dans du papier aluminium.
Préchauffer le four à 200°.
Reposer la boule (et ne surtout pas la perdre !) sur le plan de travail fariné et l'étaler d'abord avec la paume de la main, puis avec le rouleau à patisserie (et non à tapisserie). Abaisser la pâte selon l'épaisseur désirée (moi j'aime quand elle est assez fine).
La mettre dans des moules à tartelette recouverts de papier sulfurisé. Piquer la pâte. Recouvrir soit de haricots secs, soit (comme moi) d'autres moules à tartelettes.
Enfourner pour 15 minutes.
Pour le reste :
- Environ 100g de foie gras (le sortir quelques minutes avant pour qu'il se coupe plus facilement)
- ciboulette ciselée
- confit/confiture d'oignons (2 cs par quichette)
- 2 oeufs
- 10/15 cl de crème liquide (je n'ai pas compté, sorry)
- sel, poivre
Quichettage :
Dans un saladier, battre les oeufs avec la crème. Saler, poivrer, cibouletter.
Une fois la pâte cuite, laisser la refroidir un peu, puis déposer deux cuillères à soupe de confit (ou confiture) d'oignons au fond.
Mettre par dessus de fines lamelles de fois gras (environ 3 ou 4 mm pour ceux qui apprécient la précision !).
Recouvrir avec la préparation (on dit bien l'appareil, non ?) à l'oeuf.
Enfourner pour 15/20 minutes à 200°.
Je dois dire que je ne m'attendais pas à une telle réussite. Je n'avais encore jamais fait de pâte brisée moi-même, et l'ajout des petits morceaux de figues séchées est absolument délicieux. Ajoutés au confit d'oignons cela donne un goût sucré-salé qui se marie parfaitement avec le foie gras.
En les servant tièdes, c'est divin ;o)
Je les ai accompagnées de salade de mâche assaisonnée à l'huile de noix, parsemée de quelques noix.
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Et comme disait notre ami Coluche :
"Dans la vie il n'y a ni grands ni petits. La bonne longueur pour les jambes c'est tant que les pieds touchent par terre."










































