(il y a bien une recette dans ce billet, mais d'abord, un peu -beaucoup- de parlotte...rougit)

Avez-vous déjà reçu le coup de fil qui, en quelques secondes à peine, remet en question tout votre futur proche ? chamboule toutes vos prévisions à court terme ??

Avez-vous déjà remis à zéro toutes les pendules de votre cerveau, prêt depuis des mois à s'engager dans quelque chose que finalement, vous n'allez plus faire... ou dont vous allez changer tous les paramètres ?

Bon, là, j'utilise des grands mots et de grandes phrases pour faire mon petit effet. Mais hier matin, alors que je revenais innocemment de promener ma toutoute (Mady) j'écoute un message sur mon téléphone qui m'annonce que l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) a finalement une place pour moi, si je la désire toujours...

Pour résumer les faits, je souhaite travailler comme Conseillère Principale d'Education en collèges et lycées. Pour ce faire je dois préparer un concours qui a lieu en février (l'écrit) puis en mai (l'oral) si l'on a été reçu à l'écrit. Une fois ce concours réussi, j'ai une année de stage en tant que CPE, salariée mais pas encore titularisée.

J'en suis à préparer le concours : je l'ai déjà passé l'année dernière avec le CNED (par correspondance). Malheureusement, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus : 220 postes ouverts pour 15 000 candidats, oui oui, 15 000 !!!

Donc pour me donner un maximum de chances d'y arriver, j'ai voulu m'inscrire aux cours de l'IUFM (avoir des profs en chair et en os, devoir rendre des travaux régulièrement, sont des éléments importants pour réussir je pense).

L'iufm de Paris a un taux de réussite à ce concours bien plus élevé que la moyenne nationale : près de 24% au lieu de 2.60% mais là encore, pour y entrer, c'est plus de 500 appelés pour moins de 100 places... en juin j'ai donc passé un entretien dont le résultat s'est avéré négatif quelques semaines plus tard...

Sauf que : j'étais sur liste complémentaire, en 8e position... donc si au moins 8 personnes se désistaient, c'était ok pour moi... Mais, je n'ai pas voulu compter dessus et n'ai rien espéré de côté là.

Je me suis donc réinscrite à ma fac de lettres et ai décidé de retenter le concours avec l'aide du CNED...

Pendant plus de deux mois j'ai donc lu (beaucoup) pour m'avancer un peu pour ma maîtrise de lettres et ai un peu mis de côté le concours, pensant m'y remettre à la rentrée...

Driiiiiinggggg !! Driiiiiiiiinggg !! "Allo, Melle Emilie ?? Bonjour c'est l'IUFM, bon bah en fait on veut bien de vous !! vous avez 24heures pour vous décider !"

Aaaarrrghhhhhhh... 24h ?? et je fais comment moi quand ma fac est fermée (bah oui, l'administration universitaire n'ouvre pas ses portes deux semaines avant la rentrée, faut pas rêver !!)

Et bah on se débrouille. On stresse (parce que là, j'ai embarqué pôpa-môman dans mes réflexions, toute seule j'aurais pété un plomb !!), on va vite, on se remet de ses émotions, et on fooooooonce !!

"Allo madame IUFM ? bon c'est ok. Mais je vais continuer ma maîtrise en parallèle - ok, pas de problème, à demain !"

Oui, parce que ce que l'Education Nationale ne dit pas, c'est que si vous n'êtes pas pris au concours (soit, pour CPE, 98.54% de chance de n'être PAS PRIS...) vous n'avez RIEN ! vous avez passé une année entière à le préparer sans que rien ne sanctionne cette année à la fin, aucun papier officiel ne dit : "elle a préparé le concours, elle n'a pas glandé, elle a bossé, mais pas de chance, elle l'a pas eu". Alors pour retomber sur mes pattes quoi qu'il arrive, je m'inscris à la fac (cette fois par correspondance) pour avoir une porte de sortie au cas où l'IUFM ne marche pas... mais résultat, par correspondance le programme n'est pas le même que celui pour lequel je m'étais un peu préparée pendant les vacances... il me faut donc trouver un nouveau sujet de mémoire, un nouveau directeur, etc.

Tout ça est un peu long... je m'en excuse. Mais je crois que finalement, connaître le fonctionnement de ces instances universitaires peut servir à comprendre pourquoi tout va si mal chez le Mamouth : prévenir les étudiants juste 5 jours avant la rentrée qu'ils sont reçus et qu'ils doivent donc chambouler tous leurs plans... c'est un peu juste non ? moi ça va, je ne travaille pas comme salariée quelque part. Mais ceux qui sont employés, engagés pour encore quelques semaines et qui apprennent qu'ils doivent choisir, se désengager en quelques jours à peine : comment font-ils ?
Les préparer à des concours où de toute façon il n'y a pas de postes ouverts, à quoi ça sert ?? fermer des postes alors que tout le monde le dit : on manque d'effectifs ?? à quoi ça rime ?

Mais bon... je m'engage dans cette voie, parce que c'est véritablement ce pour quoi je suis faite...

Alors l'activité de mon bébé-blog (encore petit il deviendra grand) va peut-être se ralentir un peu. Puisque finalement ma rentrée est mercredi prochain (mon coup de fil c'était hier !!).

Là n'est pas le sujet... je parlais de moules marinières et je blablate sur mes inscriptions et vocations diverses et variées...

Moules marinières

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Pour 4 personnes :

- 2kg de moules (j'en avais trouvé une caissette chez Carrouf : l'avantage c'est qu'elles sont déjà en partie nettoyées ce qui enlève beaucoup de travail)

- un verre de vin blanc

- 1 oignon émincé

- persil

- beurre, sel, poivre

Le marinièrage :

Dans une grosse casserole, faire fondre le beurre. Y faire revenir l'oignon, sans qu'il ne dore.

Verser les moules telles quelles (après le avoir nettoyées si besoin) dans la casserole, verser le vin blanc, laisser mijoter. Le temps de cuisson est très court : dès que les moules sont ouvertes, c'est bon !

Saler, poivrer, verser le persil.

Se régaler

Et si je peux me permettre : garder le jus !! ça peut servir pour une future recette ;-)